C’est au début du siècle dernier, que les mouvements de libération nationaux ont vu le jour. De jeunes leaders nationalistes ont bousculé les anciennes figurent plus conciliantes et ont pris les rênes des mouvements de libération. Leurs arguments idéologiques du nationalisme ethnique, à l’appartenance religieuse en passant bien évidemment par le socialisme. Le monde dans sa majorité et à l’exception des puissances coloniales a regardé avec beaucoup d’empathie la naissance de ces jeunes États-nations sans trop prêter d’attention aux conséquences de ces
L’indépendance et la création de nouvelles entités politiques et territoriales, souvent qualifiées de jeunes nations ont rassemblé des populations hétérogènes, aux identités et intérêts parfois divergents, dans des frontières dessinées arbitrairement, posant ainsi le défi majeur de la construction d’un état unitaire. La brutalité de la décolonisation a de fait engendré pour certains des injustices aussi dramatiques que la colonisation.
Les leaders nationalistes sont devenus des dirigeants de ces nations. Drapeaux, hymnes, nationaux, siège dans les instances internationales, ambassades à travers le monde…et un nationalisme prônant une souveraineté nationale et une unité culturelle ont été une arme à double tranchant. Les idéologies dominantes ont souvent refusé de reconnaître les spécificités culturelles des minorités. La conséquence de cet arbitraire a été la persistance de structures de domination et d’exploitation dans les États postcoloniaux. La marginalisation de communautés et de régions, une centralisation excessive du pouvoir et une distribution inéquitable des ressources sont encore aujourd’hui sources de tensions et de conflits internes.
L’instrumentalisation de ce nationalisme a mené à l’exclusion et à la xénophobie, la marginalisation des minorités et a exacerbé les tensions ethniques ou religieuses,
Le défi de forger une identité nationale malgré de grandes diversités culturelles, linguistiques et parfois religieuses a souvent motivé les choix de ces dirigeants mais ce nationalisme a aussi opportunément servi à consolider le pouvoir de ces dirigeants qui ont été rapidement remplacés par ceux qui détenaient la force, c’est-à-dire les militaires. Il a souvent été associé à des politiques d’exclusion et de purification ethnique, sources de conflits violents.
Et ils se sont appuyés sur des idéologies nationalistes qui ont été à l’origine de ce qui pourrait être qualifié de colonialisme interne, une forme de domination subsistant au sein de leurs propres frontières.
Toutefois, cette indépendance politique n’a pas systématiquement conduit à une autonomie réelle.
Après l’indépendance, le nationalisme a pris diverses formes, influençant la politique interne et externe des nouveaux États, qu’il soit sous des formes de socialisme, de théocratie ou autres.
La naissance des États-nations post-indépendances est marquée par des héritages coloniaux, des dynamiques de pouvoir internes et des idéologies nationalistes.
Le colonialisme interne demeure un défi pour de nombreux États, nécessitant des efforts constants pour promouvoir l’inclusion et l’équité.
Le nationalisme, bien qu’essentiel aux mouvements d’indépendance, doit être géré avec prudence pour éviter l’autoritarisme et les conflits internes.
Une approche inclusive et équilibrée est cruciale pour permettre aux nouvelles nations de réaliser leur potentiel de liberté et de justice pour tous.
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