Dans le tumulte de l’existence quotidienne, une émotion prédomine chez beaucoup d’Arabes : la honte. Elle s’impose après la colère, le désespoir et un sentiment d’impuissance écrasant. Les larmes, témoins silencieux d’une souffrance inextinguible, continuent de couler. L’humiliation, mêlée à une rage sourde, s’est installée comme une compagne indésirable chez des millions d’Arabes. Ils ont été trahis par leurs gouvernants et par l’occident.
Le projet du gouvernement israélien, un véritable fascisme en action, a atteint un de ses objectifs les plus dévastateurs. La société palestinienne, qui se distinguait par sa résilience et sa solidarité, est aujourd’hui morcelée. Les espoirs de retour s’effritent, laissant des êtres errants, comme des âmes perdues en quête de rédemption.
Les bagarres, pour un simple sac de riz, illustrent cette déroute morale face à un Israël militarisé. Ces victoires apparentes sont parfois plus destructrices que la défaite elle-même.
Les Israéliens devraient méditer sur cette réalité.
Face à cette situation, la propagande israélienne soutient que les ONG et les agences de l’ONU et particulièrement l’UNRWA conspirent contre Israël.
Caroline Seguin, coordinatrice d’urgence à Médecins Sans Frontières, dépeint une ville où les cris des blessés résonnent avec les explosions.
Dans certains quartiers, des mères cherchent désespérément leurs enfants disparus, tandis que d’autres, figées par la douleur, errent dans les décombres, comme le révèle un rapport de Human Rights Watch.
Le dernier rapport d’Amnesty International qui parle de génocide serait évidemment une compilation de mensonges.
Et la Cour pénale internationale (CPI), qui a émis un mandat d’arrêt contre Netanyahu, serait un repère d’antisémites.
Le monde observe, se fracture mais les occidentaux restent droits dans leurs bottes.
Une famille de Beit Lahya, fuyant les bombardements, a parcouru à pied près de dix kilomètres sous la pluie, vêtue de quelques haillons. Leur témoignage, recueilli par l’UNRWA, dépeint des corps sans vie jalonnant les routes et des abris surpeuplés où les enfants dorment à même le sol, exposés à la rigueur nocturne. Les enfants palestiniens, survivants d’horreurs, cherchent leurs parents dans les ruines.
Un jeune garçon de sept ans appelle désespérément sa mère au milieu des débris. Chaque nuit, ces scènes me rappellent que certaines vies semblent peser plus lourd que d’autres.
Ajith Sunghay, du Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU, tire la sonnette d’alarme sur l’anarchie qui règne à Gaza, atteignant des niveaux critiques. Les familles, déjà ébranlées par la guerre, signalent une montée des violences sexuelles.
À Rafah, une adolescente de 15 ans a été hospitalisée après avoir subi une agression dans un abri collectif. Les images de destruction qui défilent sur nos écrans ne sont que la surface d’un iceberg colossal. Derrière chaque explosion, chaque cri de désespoir, se cache une histoire de souffrances accumulées, de droits bafoués et d’identités piétinées.
Alors que l’armée israélienne intensifie ses opérations dans le nord de Gaza, marquées par un nettoyage ethnique, le sud de l’enclave palestinienne devient le théâtre de pillages de convois d’aide, accompagnés d’une hausse alarmante des violences sexuelles.
La vente d’armes à Israël ne connaît pas de répit ; lorsque le président français a tenté d’aborder le sujet, il a dû se justifier et finalement reculer et le mandat d’arrêt de la CPI serait inapplicable selon une lecture des autorités française. Le ridicule n’a jamais tué personne.
En quinze mois, le monde n’a pas réussi à imposer un cessez-le-feu. Pire encore, les bombardements s’étendent au Liban et en Syrie.
Mes certitudes s’effondrent, me laissant abasourdi. Je soutiens désormais que la haine des gouvernements occidentaux de droite envers les Arabes n’est pas qu’une construction intellectuelle, mais une réalité palpable.
Elle est supérieure à leur attachement aux droits humains. La rancœur des occidentaux envers les Arabes est le fruit de siècles d’incompréhension, de stéréotypes et de politiques interventionnistes.
C’est une certitude pour la jeunesse arabe et c’est dramatique car elle aura des conséquences graves.
L’ONU, dans sa quête d’apporter une aide humanitaire, a tenté dix-sept fois d’atteindre le nord de Gaza entre le 1er et le 9 décembre, ne réussissant qu’une seule fois, laissant des milliers de civils sans accès à l’eau potable ni aux médicaments. Parmi les rares convois qui ont réussi, l’un, transportant des produits essentiels, a été pillé près de Beit Hanoun.
Les nations qui prétendent défendre les droits humains ferment les yeux sur les atrocités en Palestine. Les discours sur la paix et la démocratie se heurtent à la brutalité des bombardements et des blocus. Les enfants, ces innocents, portent le poids d’un conflit dont ils sont les victimes. Ils grandissent dans un monde où la normalité rime avec survie, où l’espoir se mêle à la peur, et où chaque jour est un combat pour la dignité.
Les dirigeants mondiaux, en se limitant à des promesses creuses, trahissent ceux qui souffrent. Les déclarations sur la paix se révèlent souvent vides, incapables d’apaiser la douleur des victimes. Pendant ce temps, les armes continuent d’affluer, alimentant un cycle de violence sans fin.
La communauté internationale, en choisissant le silence ou l’inaction, devient complice de cette tragédie. Il est urgent d’ouvrir les yeux sur cette réalité, de reconnaître que derrière les 45 000 victimes palestiniennes, ces chiffres dissimulent des vies humaines, des rêves brisés, des gens simples comme nous qui ne demandent qu’à vivre sur leur terre dignement.
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