Lettre ouverte au Président Donald Trump
Monsieur le Président,
Avec tout le respect que je dois à la haute fonction que vous assumerez durant quatre ans, je souhaite vous expliquer pourquoi la Palestine ne peut être considérée comme un bien à vendre.
La Palestine, au-delà de sa dimension géographique, est le reflet d’une histoire, d’une culture, et d’une identité, profondément ancrées dans le cœur de son peuple.
Pour les Palestiniens, cette terre est bien plus qu’un simple territoire ; elle est le fondement de leur existence, marquée par des siècles de vie, de résistance et de souffrance.
Chaque ruelle, chaque pierre, témoigne d’une lutte incessante pour la dignité.
La cruauté de l’occupation et des expropriations n’ont pas réussi à réduire cette terre à une transaction commerciale.
Les villages et les oliviers, même arrachés par la force, restent inextricablement liés à l’identité palestinienne.
Les blessures infligées par des décennies d’injustice – de la Nakba à l’exil – ont forgé une résilience sans pareille. Près de 15 millions de Palestiniens à travers le monde partagent ce lien indéfectible avec leur terre.
Les rires des enfants dans les camps de réfugiés se mêlent à la douleur, mais chaque naissance, chaque aurore ravive l’espoir d’un renouveau.
La clé de la maison familiale spoliée, portée par les grands-mères, symbolise cette mémoire collective. Elle se transmet de mères en filles.
Malgré les épreuves, les Palestiniens font preuve de 77 ans d’une dignité qui inspire le monde. Leur culture, vibrant à travers la musique, la danse et la cuisine, témoigne d’une vitalité inébranlable.
Cette appartenance, transmise de génération en génération, est un patrimoine immatériel qui ne peut être acheté ni vendu Monsieur le Président.
Aimer la Palestine, c’est reconnaître que cette terre, momentanément inaccessible, reste le berceau de l’espoir. Elle incarne un combat pour la justice, une lutte qui dépasse les considérations matérielles.
L’honneur de ce peuple, ancré dans son histoire, ne se négocie pas. La résistance des Palestiniens face à l’oppression est un héritage vivant qui transcende les discours politiques.
Monsieur Trump, il est temps de rendre hommage à ce courage. Les Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie, malgré des mois de bombardements, la famine, les enfants morts ou amputés continuent de se tenir debout, incarnant ce qu’il y a de plus noble chez les humains.
Leur lutte est une leçon de résilience, un appel à la justice qui ne saurait être ignoré. Mona Chollet, dans un poème poignant, interroge la possibilité d’aimer un pays qui n’est pas un pays. La réponse est affirmative : cet amour, même distant, est une aspiration vivante, un rêve qui tôt au tard se réalisera, il ne peut en être autrement.
La Palestine n’est pas à vendre, car elle représente une identité, une culture plurimillénaire, un trésor et un espoir des millions d’être humains.
Ce territoire fait partie du patrimoine de l’humanité. N’oublions pas que le Christ était Palestinien. Alors malgré la douleur, le peuple Palestinien continue par son courage d’inspirer les homme épris de liberté.
Aimer la Palestine est devenu un symbole d’humanisme, un acte de solidarité qui dépasse la Palestine, un engagement qui nous définit en tant qu’êtres humains.
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