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Une Justice au Service de la Terreur

Les procès de Moscou des années 1930 se présentent comme l’un des chapitres les plus sombres des procès politiques. Sous le régime de Joseph Staline, l’Union soviétique a été plongée dans une vague de paranoïa, où les tribunaux ont été instrumentalisés pour éliminer des rivaux et renforcer le pouvoir en place.

De manière similaire, durant la Révolution culturelle en Chine, Mao Zedong et la bande des Quatre ont orchestré des procès publics dans le but de rabaisser et de punir ceux qu’ils considéraient comme des ennemis, notamment des intellectuels et des opposants politiques.

En Irak, Saddam Hussein a profité de réunions grandioses pour prononcer des condamnations à mort à l’encontre de présumés complotistes, arborant un sourire sinistre alors qu’ils étaient escortés hors de la scène. Quelques années plus tard, son procès en 2005 pour crimes contre l’humanité a également été entaché d’injustice, servant principalement de prétexte à son exécution, qui a eu lieu lors des festivités de fin d’année, largement diffusée à la télévision.

À Cuba, Fidel Castro a également mis en scène des procès publics pour juger d’anciens dirigeants et dissidents, exploitant ces occasions pour légitimer son régime et démontrer sa détermination à éradiquer la corruption.

En Libye, Muammar Kadhafi a conduit des procès accompagnés de discours sur la justice, la sécurité nationale et le patriotisme.

Bourguiba faisait les procès de ses anciens alliés en présentant sa propre version des événements.

Les accusés, souvent des opposants politiques, étaient déjà condamnés avant même le début des audiences. Ces procès, orchestrés par des dictateurs, ne sont rien d’autre que des simulacres de justice, des spectacles minutieusement préparés visant à envoyer un message d’intimidation à ceux qui oseraient défier le régime.

La justice spectacle, exposée devant les caméras, met en avant des individus privés de tout droit à la défense, accusés sans preuves, et incarne le populisme dans toute sa splendeur. Ces parodies judiciaires, qui privilégient l’émotion au détriment de la raison, ne sauraient tromper sur la nature du régime en place, reflétant la soumission du système judiciaire et l’absence d’État de droit.

Pour des régimes en difficulté, l’enjeu véritable consiste à trouver des coupables afin de détourner l’attention des échecs gouvernementaux, tels que le chômage, la corruption ou l’inefficacité. En créant un ennemi commun, les dictateurs parviennent à unir temporairement une partie de la population autour d’eux.

Les décisions rendues dans ce contexte biaisé déforment la vérité. Bien que tous en aient conscience, elles engendrent des conséquences irréversibles pour les victimes. La justice ne peut exister sans le respect des droits individuels. Dans un État de droit, elle doit être un pouvoir indépendant, garantissant que chaque voix soit entendue et que les droits de la défense soient respectés, la présomption d’innocence demeurant la norme.

Souvent contrôlés par l’État, les médias rapportent ces événements en présentant l’autocrate comme un justicier, défenseur de l’ordre. Les lois rédigées sur mesure ou interprétées pour servir ces régimes ne dupent personne. Affirmer que personne n’est au-dessus de la loi est une farce, car la légitimité apparente ne trompe que ceux qui souhaitent être abusés.

La résistance finit par s’organiser, notamment à travers des groupes de défense des droits humains qui documentent les abus et alertent la communauté internationale. Des témoins courageux, au péril de leur vie, dénoncent ces injustices, suscitant un élan de solidarité qui transcende les frontières.

Les procès politiques sont des instruments de manipulation que rien, absolument rien ne justifie et surtout pas le plaisir de vivre une impression de justice, car c’est parfaitement le contraire de justice. Ils se présentent souvent comme des spectacles orchestrés où la vérité est sacrifiée sur l’autel des intérêts personnels ou des agendas politiques. Dans ces arènes, les accusés, souvent des voix dissidentes ou des figures d’opposition, deviennent des cibles faciles, victimes d’une machination qui vise à les discréditer.

En réalité, ces spectacles judiciaires ne servent qu’à renforcer l’emprise du régime sur le pays, tout en faisant croire à une justice en action. La véritable justice, elle, repose sur l’équité, l’impartialité et le respect des droits fondamentaux, des principes qui sont souvent piétinés dans le cadre des procès politiques. Il est donc essentiel de rester vigilant et de dénoncer ces abus pour préserver les fondements d’une société juste et démocratique.

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