La Médecine d’urgence est de toute évidence le domaine de la santé publique qui a bénéficié ces dernières années du plus grand intérêt traduisant ainsi une prise de conscience de son caractère aigu et primordial. Il n’y a pour s’en convaincre qu’à recenser les articles de presse, les conseils ministériels, les points de presse et les déclarations des décideurs, les congrès médicaux…relatifs au sujet. D’autres part, un intérêt soudain s’est manifesté chez différentes spécialités médicales pour la médecine d’urgence se traduisant uniquement par une recherche de « paternité ».
Mais la réalité traduit malheureusement bien ces intentions. Quelles sont les actions médicales entreprises pour concrétiser cette réelle volonté politique?
La médecine d’urgence à l’instar de la médecine en général, mais de façon plus aiguë requiert des connaissances et une technicité. La médecine d’urgence est tributaire d’une organisation tant à l’hôpital qu’en extra-hospitalier. Ces impératifs ne peuvent découler que d’une formation adéquate et d’une coordination parfaite entre tous les intervenants.
Quelle est donc la situation actuelle dans nos hôpitaux ?
Les compétences qui exercent aux urgences sont hétérogènes. Elles sont variables selon les horaires et les lieux. Parfois il s’agit d’internes doublés le plus souvent de résidents de diverses spécialités, ou de médecins de la santé publique nommés sans aucun pré-réquis. Dans un domaine sensible à plus d’un titre où chaque minute influe sur le devenir du malade, ou les citoyens juge de la qualité des soins, les urgences sont souvent qualifiée de vitrine de l’hôpital il est regrettable de constater un vide dans les textes.
Poser dans ce chapitre les problèmes de la formation mais aussi des moyens à mettre en œuvre : Coordination à toutes les phases de l’urgence, pré-hospitaliére et hospitalière
Accueil, locaux des urgences
Urgence de spécialité
tenir compte des infrastructures hospitalières
Coordination avec le plateau technique, coordination régionale.
Ces faits font de la formation en médecine d’urgence le parent pauvre de la médecine, ils font des médecins affectés aux urgences des nomades sans attaches scientifique, sans lien réel avec la discipline. Le citoyen est en droit d’attendre de la médecine d’urgence une qualité de service au moins égale à celle des autres spécialités.
N’ayant pas peur des mots, il faut individualiser la médecine d’urgence comme une spécialité à part entière. Quels arguments peut-on opposer à cette logique ?
Ce n’est certainement pas l’expérience française, en pleine évolution par ailleurs qui doit nous servir d’exemple. L’argumentation irrationnelle qui veut rattacher la médecine d’urgence à une autre est à mettre sur le compte de la recherche d’espaces vitaux à certains et ne tient donc pas d’argument.
L’examen soigneux des expériences occidentales prouve qu’à terme la médecine d’urgence sera une spécialité et peut-être même, une des spécialités les plus demandées. Ce choix si nous le faisons sera le garant :
1-D’une formation solide
2-D’une motivation sincère des médecins pour cette discipline
3-D’une stabilisation des médecins dans des services et donc d’une continuité et d’une expérience qui ne peuvent qu’aller dans le sens de la meilleure prise en charge des urgences
4- Les services d’urgence cesseront de faire fonction de lot de consolation ou de champs de bataille pour tenir leur rôle de première ligne dans les soins.
Laisser un commentaire