Novembre 93
Partant du principe que la sécurité durant la période péri-opératoire concerne non seulement les médecins anesthésistes mais aussi les chirurgiens et les autorités publiques ; L’ A.P.A .T dans son souci permanent de poser les vrais problèmes de l’anesthésie dans notre pays, se propose de consacrer une grande partie de sa IIIème journée scientifique au problème du réveil anesthésique.
Notre objectif est de proposer des solutions pour gérer au mieux cette période délicate, et il va de soi que la condition première pour répondre de façon adéquate à cette situation passe par la mise à jour continue de nos connaissances médicales ; nous y œuvrons, et c’est notre devoir, reste à savoir quels sont nos droits ?
Voilà la question lancinante qui se pose à tous avec de plus en plus d’acuité et elle comporte plusieurs volets étroitement liés :
- Un volet médical pur : pour traiter à temps une pathologie, il faut pouvoir la diagnostiquer, et pour cela il faut des médecins et du matériel.
- Un volet économique : disposer d’une unité permettant de gérer les médecins, les produits et le matériel permet de faire des économies et de travailler plus.
- Un volet éthique : nous savons qu’avec un peu de bon sens nous pouvons assurer « un grand plus » aux malades anesthésiés et il n’est pas admissible de les en priver, sans compter qu’une « obligation de moyens » nous est réclamée par la loi.
Nous ne pouvons pas dissocier les problèmes de l’anesthésie, mais nous ne pouvons pas non plus les solutionner tous en même temps et si au terme de notre journée nous pouvions arriver à un consensus définissant un minimum au dessous duquel il n’est pas raisonnable de travailler, nous aurions déjà fait un grand pas en avant.
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